Qu'est-ce que la période d'essai en intérim ?
La période d'essai correspond aux premiers jours de votre contrat de mission. Elle permet à l'entreprise utilisatrice de vérifier vos compétences techniques et votre savoir-être sur le poste, et elle vous permet, en tant qu'intérimaire, de vérifier que la mission vous convient réellement.
Pour comprendre les autres mentions que doit contenir votre contrat de mission, consultez notre guide sur les mentions obligatoires du contrat de mission.
Quelle est la durée légale de la période d'essai en intérim ?
Contrairement au CDI où la période d'essai peut s'étendre sur plusieurs mois, l'intérim mise sur la réactivité : la durée de la période d'essai dépend directement de la durée totale du contrat de mission.
| Durée du contrat de mission | Durée de la période d'essai |
|---|---|
| Jusqu'à 1 mois | 2 jours |
| Entre 1 et 2 mois | 3 jours |
| Plus de 2 mois | 5 jours |
Ces durées sont les durées légales applicables en l'absence de convention ou d'accord de branche étendu prévoyant des règles spécifiques. Elles se calculent en jours calendaires : chaque jour du calendrier compte, week-ends et jours fériés inclus.
Contrairement au CDI, le renouvellement de la période d'essai n'est pas possible en intérim : la durée fixée au contrat est définitive.
La rémunération pendant la période d'essai
Aucune particularité ici : la rémunération pendant la période d'essai est strictement identique à celle prévue par le reste du contrat de mission. Chaque heure travaillée pendant l'essai est due au même taux, avec les mêmes conditions.
- Les 10 % d'indemnité de fin de mission (IFM) restent dus, même si la mission s'arrête pendant l'essai.
- Les 10 % de congés payés sont également dus sur les jours effectivement travaillés.
- Votre couverture accident du travail s'applique dès la première minute de la mission.
Pour le détail du calcul de votre salaire en intérim, consultez notre guide complet du salaire en intérim.
Comment rompre la période d'essai ?
La période d'essai peut être rompue par l'intérimaire ou par l'entreprise utilisatrice, sans obligation de justifier d'un motif particulier. Aucun formalisme n'est légalement exigé, mais il est vivement recommandé de formaliser la rupture par écrit (courrier ou message), afin de disposer d'une preuve en cas de désaccord ultérieur.
Rupture par l'intérimaire
- Possible sans justification, par exemple pour saisir une meilleure opportunité.
- Un délai de prévenance doit être respecté (voir ci-dessous).
Rupture par l'entreprise
- Possible si le profil n'est pas en adéquation avec le poste proposé.
- Doit être notifiée via l'agence d'intérim, votre employeur légal.
Le délai de prévenance en cas de rupture
Si c'est l'intérimaire qui met fin à la période d'essai, un délai de prévenance doit être respecté, proportionnel à la durée déjà effectuée dans l'entreprise :
- 24 heures de délai si la présence dans l'entreprise est inférieure à 8 jours.
- Un délai plus long s'applique au-delà, selon la durée de présence effective.
Même sans obligation légale stricte de motif, il reste fortement recommandé de prévenir votre agence avant de quitter une mission : un départ non anticipé peut freiner vos futures propositions de mission auprès de cette même agence.
Pour aller plus loin sur vos droits en cas de désaccord avec une mission proposée, consultez notre article peut-on refuser une mission d'intérim.
Après la période d'essai
Une fois la période d'essai écoulée sans rupture de part et d'autre, la mission est automatiquement confirmée jusqu'à son terme initialement prévu au contrat. Aucune démarche supplémentaire n'est nécessaire : le contrat de mission se poursuit normalement dans les conditions déjà signées.















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