
Elle suscite chaque année de nombreuses questions :
Voici une explication claire, juridique et opérationnelle.
La journée de solidarité repose sur un principe simple :
Cette contribution finance les dispositifs liés à la dépendance via la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
Oui.
Elle s’impose à tous les salariés relevant du Code du travail, sauf cas particuliers.
Elle ne constitue pas une option.
Un refus injustifié peut être assimilé à une absence non autorisée.
Son organisation est déterminée :
Pour un salarié à temps plein :
7 heures par an.
Ces heures peuvent être organisées :
C’est le point central.
Elle est travaillée mais ne donne pas lieu à une rémunération supplémentaire.
Concrètement :
Pour les salariés mensualisés, cela n’entraîne pas de baisse de salaire.
Elle est calculée au prorata du temps de travail.
Exemple :
Un salarié à 80 % effectuera 5,6 heures
Un salarié à 50 % effectuera 3,5 heures
Le calcul doit être strictement proportionnel à la durée contractuelle.
Pour les salariés au forfait jours, la journée de solidarité correspond à une journée complète de travail supplémentaire dans l’année.
Il ne s’agit pas d’heures, mais bien d’une journée ajoutée au nombre annuel de jours travaillés.
Point essentiel en droit du travail temporaire.
L’intérimaire applique les règles de l’entreprise utilisatrice.
Deux situations :
Il appartient à l’agence d’intérim de vérifier l’absence de double application.
Aucune retenue ne peut être opérée si le salarié n’est pas planifié ce jour-là.
La journée de solidarité ne peut pas être imposée sur un congé payé déjà validé.
Si elle tombe pendant une période de congé :
En revanche, un jour de RTT peut être supprimé si cela est prévu par accord collectif.
Le 1er mai ne peut jamais être utilisé.
Un salarié qui change d’entreprise n’a pas à effectuer deux journées de solidarité la même année.
Il est recommandé de conserver une preuve (bulletin de paie ou attestation).
La journée de solidarité :
Une mauvaise application peut générer des risques en paie et en droit social.
Actus et conseils pour réussir en intérim dans les métiers de bouche.
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